Canadian Tibs

Voici le blog d'un français exilé à Montréal pour un an! Une autre pièce du puzzle "blogger around the world" vient de se mettre en place. Entrez mes amis dans mon nouvel univers.

Sunday, January 21, 2007

Take me back to New York City

New York, le simple fait d’écrire ce nom en fait rêver plus d’un. Ville magique, ville légendaire, ville symbole de la nouveauté, de la richesse, de l’espoir. Ville de tous les contrastes, démentielle, bouillonnante, gigantesque, merveilleuse mais aussi touchante, fragile, tout simplement belle.

La première chose qui frappe lorsque l’on arrive à New York, c’est la taille des gratte-ciels. C’est inimaginable, je croyais avoir été préparé un minimum avec Montréal mais en comparaison les immeubles de Ville-Marie me semblent bien pathétiques. New York est une ville debout comme l’a si bien dit Céline :

« Pour une surprise, c'en fut une. À travers la brume, c’était tellement étonnant ce qu'on découvrait soudain que nous nous refusâmes d'abord à y croire et puis tout de même quand nous fûmes en plein devant les choses, tout galérien qu'on était on s'est mis à bien rigoler, en voyant ça, droit devant nous...Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c'est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux mêmes. Mais chez nous, n'est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur . »

Il en est une autre qui a très bien décrit ce que tout le monde ressent la première fois qu’il arrive à New York, il s’agit d’Amélie Nothomb :

« -Lève-toi on est à New York.

Il y avait de quoi se lever, la ville entière l’était, tout se dressait, tout essayait de toucher le ciel. Jamais je n’avais vu un univers aussi debout. D’emblée, New York me donna une habitude que je n’ai jamais perdue : marcher le nez en l’air. »

« New York, ville peuplée d’ascenseurs supersoniques que je n’avais jamais fini d’essayer, ville de bourrasques si fortes que je devenais un cerf-volant parmi des gratte-ciels, ville de la débauche de soi, de la recherche immodérée de ses propres excès, de ses profusions intérieures, ville qui déplace le cœur de la poitrine à la tempe sur laquelle est braqué en permanence le revolver du plaisir : « Exulte ou crève. » J’exultai. Pendant trois ans, à chaque seconde, ma pulsation suivit le rythme délirant des rues de New York, où marchent des hordes de gens qui ont l’air d’aller résolument n’importe où. Je les y accompagnais intrépide et trépidante. Il fallait monter au sommet de chaque immeuble un peu élevé : feu les tours jumelles, l’Empire State Building et ce joyau absolu qu’est le Chrysler Building. Il y avait des immeubles en forme de jupe qui donnaient à cette ville une démarche affolante. De là-haut, la vue était forcément à hurler. D’en bas, le vertige était encore plus grand. »



Je ne pourrai pas mieux résumer l’impression que m’a fait cette fantastique ville. Tout y est si délirant, grandiose, disproportionné, mythique mais en même temps accessible. New York ne peut pas laisser indifférent. C’est une excitation permanente, une recherche permanente de la nouveauté, une frénésie tourbillonnante, une démesure ridiculeusement grandiose,… Marcher dans cette ville relève du rêve éveillé, marcher à New York nous fait revenir en arrière, nous fait voir la vie avec des yeux d’enfants. Tout est neuf, tout est à découvrir, tout est à faire.

Une jeune poète argentine m’a dit un jour que la langue française pouvait permettre d’exprimer toute une palette de sentiments, tout ce que l’on avait au plus profond de soi avec les mots les plus justes. Mais elle avait ajouté que malgré cette richesse, quelques fois, les mots ne suffisaient plus. Même la plus riche des langues du monde ne pouvaient permettre d’exprimer ce que l’on avait vécu. J’ai compris au combien elle avait raison. Comment vous dire à quel point j’ai été ému de pouvoir monter en haut de l’Empire State Building et admirer ce paysage extraordinaire ? Cette sensation ultime de se sentir grand, en confiance, incroyablement serein face à cette étendue artificielle. Moi l’ami des grands espaces qui ne m’extasiait que devant la beauté des paysages naturels, d’une montagne, d’un lac, d’une forêt, d’une dune, d’un océan. Comment ai-je pu me pâmer devant ce champ de buildings ? Qui pourrait me dire comment ces ensembles de buildings parviennent à être magnifiques ? comment du béton, de l’acier et du verre peuvent former un des paysages les plus émouvants qu’il m’ait été donné d’admirer ? Je ne peux pas vous l’expliquer. Dominer New York, c’est dominer le monde, c’est jouer à Dieu le temps d’un instant, c’est toucher du doigt l’inaccessible, c’est se sentir vivant.


De nos multiples visites et de nos nombreuses heures de marche, je ne vous dirai pas grand chose, je pense encore une fois que les photos parlent d’elles-mêmes. En compagnie de ma fidèle compagnon de route Miss Perrine, nous avons arpenté de long en large Manhattan à s’en rendre malade, nous avons marché jusqu’à ce que nos jambes ne nous portent plus. Assister à la comédie musicale Chicago, visiter le magasin M&Ms New York et ses trois millions de bonbons différents, admirer le plus magnifique building de l’île (le Chrysler), aller dans à l’ONU et se rendre dans les différentes salles du conseil de sécurité à l’Assemblée générale, flâner à Wall Street, s’extasier devant la statue de la Liberté, s’émerveiller devant Times Square, prendre conscience de la bêtise humaine devant Ground Zero (feu les Twin Towers), monter en haut de l’Empire State Building le jour des 20 ans de Perrine (la classe absolue), assister à un coucher de soleil sur le Brooklyn Bridge, se perdre dans Central Park,… J’en aurai à raconter. Ces quatre jours sont passés à une vitesse folle, dans une atmosphère électrique, un émerveillement de tous les instants, une sérénité qui m’a fait profiter de chaque instant, Carpe Diem…I wanna be a part of it, New York, New York, I want to wake up in the city that never sleeps. To find I’m king of the hill, top of the heap. Please take me back to New York City !!!



Times Square, la place qui ne dort jamais

La comédie musicale Chicago sur Broadway est incontournable quand on est à New York, en plus ça fait un souvenir pour ses 20 ans n'est ce pas Perrine?

Le magnifique Chrsyler Building, véritable bijou, le plus beau building de New York

La Bourse de Wall Street

Les bourses de Wall Street

Le taureau de Wall Street, symbole de la puissance des financiers de New York... no comment

L'ONU, secrétariat, conseil de sécurité et Assemblée Générale

L'Empire State Building ou comment avoir des problèmes pour prendre en photo l'immeuble en entier?
Comment imaginer qu'une telle chose puisse exister... oui je suis bien vivant, ce n'était pas un rêve


Etre à New York, au sommet de l'Empire State, le jour de ses 20 ans, bon anniversaire Perrine


Le Brookyn Bridge est un véritable chef d'oeuvre, c'est de la dentelle de béton et d'acier...

Une vue imprenable sur Manhattan, moment magique, cliché volé...

Un coucher de soleil sur le Brookyn Bridge, très BG dans l'âme


Le charmant quartier de East Village

Le flat Iron, un vrai fer à repasser architectural


Le quartier de Chinatown ( Do you want Vuitton, Vuitton, Vuitton? ou la contrefaçon par excellence)

Le Sud de l'île de Manhattan


Une légende est-elle vraiment nécessaire pour cette photo?


L'immense Rockfeller Center

Le fameux Central Park ... où tout le monde court, non ce n'est pas un mythe !!!

Merci papa, merci môman... tout ce bonheur ça a été grâce à vous.


Sunday, January 14, 2007

Knockin' on Heaven's Door

Samedi 13 janvier 2007, Montréal, Canada. Il convient en ce début d’année de vous adresser mes meilleurs vœux, chers lecteurs, de vous souhaiter joie, santé (surtout la santé), prospérité, amour, bonheur et autres perspectives réjouissantes. C’est à présent le moment de vous faire le récit de deux semaines merveilleuses. J’ai trouvé « l’expiration » aujourd’hui pour vous conter cette histoire (le concept d’ « inspiration » m’échappe)

Me voici de retour dans cette douce province du Québec après deux semaines de vacances bien méritées aux Etats-Unis. Après une fin de session à l’université marquée par un relatif surcroît de travail dû à des travaux de recherche prenants quoique passionnants, une pause s'imposait. Après avoir disserté sur les stratégies diplomatico-militaires de la Chine dans la zone Asie-Pacifique, après avoir envisagé les différents moyens pour les pays africains d’accéder à la démocratisation et à sa consolidation, après avoir étudié les manières de lutter contre la corruption en Russie et enfin après avoir expliqué en quoi mondialisation et culture étaient au ur d’une nouvelle dynamique à l’heure de la globalisation des marchés financiers, je me retrouvais épuisé mais excité à l’idée de ce qui m’attendait. En effet, comme promis lors de notre séparation du mois de juin, Perrine et moi nous nous sommes retrouvés pour célébrer les fêtes de fin d’année ensemble à Washington D.C. et New York.

Parti en bus le 21 décembre à 22h30 de Montréal, je voyais s’éloigner par ma fenêtre le paysage désormais si familier de l’île pour me plonger vers de nouveaux horizons, vers une nouvelle ville, vers de nouvelles vies. Quitter Mon Réal me faisait déjà un petit pincement au cœur, mais je ne faisais une infidélité à Ville-Marie que pour deux petites semaines, si j’avais su à ce moment qu’au même point à mon retour je serai si frustré d’être déjà revenu, de revoir ses contours, d’apercevoir ses formes, de ne l’avoir quitté que deux petites semaines…

Le voyage s’est plutôt bien déroulé, trop occupé à parler avec mon voisin égyptien de voyages, de cinéma, de musique, de politique,… pour penser à dormir. A 4h du matin, me voici arrivé à la cité qui ne dort jamais, la légendaire et formidable New York City. Arrivé par les hauteurs du Lincoln Tunnel, j’ai le privilège d’assister à un spectacle que je ne suis pas prêt d’oublier, l’île de Manhattan de nuit. Impression formidable de puissance qui se dégage de cette ville, une domination écrasante des gratte-ciels, une lumière extraordinaire. Malgré la fatigue de mon voyage et le poids relativement important de mon sac, je me retrouve à fouler le sol new-yorkais. Passage éclair au cœur de New York, dans le célèbre Times Square. A peine le temps de m’extasier devant la grandeur et le démesure de cette ville, me voilà reparti à 7h du matin pour prendre le bus jusqu’à Washington D.C. , capitale américaine voire plus que cela…J’ai encore un privilège extraordinaire, celui d’assister depuis les hauteurs de New York au lever de soleil sur l’île de Manhattan, moment magique et privilégié, une lumière exceptionnelle, un décor de rêve, musique vissé sur les oreilles (New Slang les amateurs apprécieront), je vis ce moment comme un cadeau de bienvenue aux Etats-Unis (il en faut bien un, ce n’est pas aux gentils douaniers qu’il faudrait imaginer le demander).

Arrivée à Washington D.C. à 11h du matin. Toute la fatigue du voyage, le poids de mon sac, l’obésité de mon voisin dans l’autobus, le caractère insupportable de sa musique mise à fond dans les écouteurs de son baladeur,… sont éclipsés en un instant par un petit bout de femme qui me saute au coup. C’était officiel, après six mois de séparation je venais de retrouver Perrine. Après un rapide trajet en taxi, nous voilà arrivés chez elle, dans le luxueux Harvard Hall. Appartement spacieux, décoration soignée, maîtresse de maison aux petits soins, j’étais bel et bien chez Perrine. Les premiers jours ont été consacrés à la visite de l’Alliance Française de Washington D.C. où j’ai pu vérifier que Perrine travaillait effectivement là (et pas qu’un peu pour tous ses détracteurs). Premier aperçu du Mall également pour voir la Maison Blanche, le Washington Monument, le Lincoln Memorial, le World War II Memorial et le Vietnam Memorial. Ce qu’il faut savoir de Washington D.C c’est qu’il y a beaucoup de monuments historiques, énormément de mémoriaux et évidemment de bâtiments fédéraux et forcément des ambassades et des résidences d’ambassadeurs partout (dont celles de l’ambassadeur de France qui est… comment dire… je ne trouve pas les mots…immense, énorme, grotesquement gigantesque). C’est également amusant de se balader avec Perrine qui fait ses petits commentaires, « alors là c’est la maison de Colin Powell », « là c’est l’ambassade de Macédoine, c’est un pays la Macédoine au fait ? », « là c’est la CIA et en face le FBI », « là c’est le restaurant où va manger l’ambassadeur du Liban », c’est comme Hollywood le côté glamour en moins.

Même le président de les Etats-Unis est parti en vacances (je vous promets c'est Air Force One qui est sur cette photo)

World War II Memorial et Vietnam Memorial, le premier impressionne par sa grandeur et sa démesure , le deuxième est émouvant de sobriété

Le 24 décembre, le rendez-vous était pris à l’aéroport de Dulles, prononcez Deulleus, et non pas Dallas qui est situé bien plus loin au Sud dans l’Etat du Texas, d’où l’importance d’avoir une prononciation impeccable en anglais sinon vous pourriez très bien vous retrouvez chez les cow-boys au lieu d’être à l’heure à une réunion chez l’ambassadeur. « Excuse me Miss, I would like a flight for Dulles. » « Ok Dallas, flight UA345, gate 47 », ce serait un peu bête non ? Bref, je m’égare. Le rendez-vous était donc pris pour aller chercher toute la petite famille de Perrine (moins le grand frère) à l’aéroport. Après une attente qui a semblé interminable à Perrine, Maman Joëlle, Papa Jacques et les sisters Louison-Pépée étaient tous réunis. Retour à l’appartement pour échange réglementaire de cadeaux, Noël oblige, puis repas et opération « empêcher les parents et la sœur de dormir pour rattraper au plus vite le décalage horaire.

Les choses sérieuses commencèrent le lendemain, la visite de Washington D.C. sous tous les angles possibles et inimaginables allait pouvoir commencer, prémisse de dix jours d’intenses marches et de découvertes surprenantes. A partir de maintenant, je ne vais plus faire le récit exhaustif et en détail de tout ce que l’on a visité jour par jour, je vais plutôt le faire par monuments ou sites. Sinon, ça va vraiment être ennuyant.
La Maison Blanche est une institution incontournable à D.C. mais bon ce n’est pas LE monument except
ionnel qui mérite de s’y attarder des heures entières. C’est juste amusant de voir la coréenne qui manifeste au même endroit depuis 1981 contre la prolifération des armes nucléaires. C’est aussi marrant de la voir en vrai, elle est beaucoup moins grande qu’à la télé. Reste que c’est quand même la maison de le président de le monde (quasiment).

Le Capitole est également à voir, on le voit dans beaucoup de films, il abrite le Congrès qui est l’un des organes les plus puissants des Etats-Unis (et que Bush vient de perdre aux élections, mouahahahah). Sinon pas grand chose à en dire.


Le Washington Monument est l’obélisque qui trône en plein centre de la ville, elle est visible de partout en ville, c’est un énorme monument qui ne sert pas à grand chose, qui n’est pas forcément beau mais que je n’ai pas pu m’empêcher de prendre en photo de nombreuses fois. En plus, c’est vraiment très américain comme symbole, très masculin,…

Pas si grand que ça d'abord...

Patriotisme au soleil couchant

Le Lincoln Memorial est l’un des plus beaux monuments, il abrite l’énorme statue d’Abraham Lincoln. C’est très impressionnant. Il ressort beaucoup car il est en marbre blanc et le temple qui l’abrite est en marbre beige (c’est limite criard, blanc sur fond beige quand même). C’est un lieu où je voulais vraiment aller car c’est à cet endroit précis que Martin Luther King a fait son discours « I Have a Dream » et que Bob Dylan a chanté à sa suite la chanson « Blowin’ in the wind ». C’est de là qu’était partie la marche pour l’égalité des droits aux Etats-Unis, c’était assez émouvant de se trouver au même endroit, d’être sur les pas mêmes de cet homme qui a écrit une page importante de l’Histoire.

Ensuite, en vrac, nous avons fait le Jefferson Memorial, Georgetown, le Watergate, le Kennedy Center, le musée des amérindiens, le National Air and Space Museum (où j’ai touché une pierre de lune, et oui !!!), Mount Vernon (la maison de George Washington, où l’on apprend grâce à un fantastique film que ce formidable homme était un président incroyable, un père de famille extraordinaire et qu’il avait une vie de couple avec Martha Washington heureuse et faite de sourires niais et de rires enfantins…. Ah ces Américains je vous jure, il faut toujours qu’ils versent dans le mélo et le mauvais roman à l’eau de rose…).

Jefferson Memorial

De la Fatigue de marcher ou faisons un sitting devant le Jefferson Memorial

Les jolies maisons de Georgetown

Le Watergate à gauche et le Kennedy Center à droite

La formidable, touchante et extraodinaire maison du légendaire, génialissime et et émouvant George Washington (je n'en reviens toujours pas de la niaiserie de ce film de présentation)


Le Spirit of Saint-Louis

Jusqu'où iront-ils?

De l'art de confondre la réalité et l'imaginaire, de là à ce qu'ils prétendent que ces deux là ont vraiment existé, il n'y a qu'un pas...

Le plus important était l’anniversaire de cette chère Perrine qui fêtait ses vingt printemps. Une petite réunion s’est alors tenue dans le fameux restaurant Mimi’s où en plus d’avoir un très bon repas, on a la chance d’avoir des serveurs qui chantent, un vrai cabaret haut en couleurs… Notre chère amie a même eu le droit a un très joli « Happy birthday Peeeuuurrrineuuuu”, so charming !!!


En résumé, je pourrais dire que Washington D.C. est une très jolie ville, très agréable, très verte, facile à vivre. Epuisante certes par le nombre impressionnant de musées, de mémoriaux que l’on a fait mais ravissante. Je ne me suis pas attardé à trop décrire ce que j’ai vu je pense que les photos parleront d’elles mêmes… En tout cas, cela a été un bon souvenir, merci la Laissus Family, ça a été un chouette moment.